"La fille Goriot", par Marie A.

D'après Balzac, Le Père Goriot 

Cela fait plus de trois ans que mon père est mort. Ma vie a totalement été bouleversée. J’ai quitté mon mari, c’est par sa faute que je me suis éloignée de mon père. Jamais cela n’aurait dû arriver. Pourquoi lui ? Je me sentirai toujours coupable. Coupable de l’avoir laissé quand j’ai découvert les bonheurs de l’argent, coupable de ne pas l’avoir aidé lorsqu’il en avait besoin. Je l'ai laissé vivre dans cet abominable endroit. Quelle fille horrible suis-je ?

Aujourd’hui par tous les moyens j’essaye de retrouver des personnes qui pourraient me parler de mon père, me raconter sa vie, tout ce que j’ai raté pendant ces années. J’ai d’abord cherché à revoir ses colocataires. J’ai retrouvé la femme qui l’hébergeait, j’ai rendu visite à un homme en prison, mais j’ai surtout retrouvé ce jeune Rastignac. Je pense qu’ils étaient très proches et que c’était comme un fils pour mon père. Il m’a raconté qu’il était présent à ses funérailles.

Lui et moi sommes désormais amis. J’essaye à tout prix de lui rendre tout l’argent qu’il a déboursé pour mon père. 


J’ai quitté mon ancienne vie et mon horrible mari. Je suis enfin libre ! Je travaille et gagne mon propre argent. J‘ai coupé les ponts avec ma sœur. Elle n’éprouve aucun regret. Père ne lui manque absolument pas. Je lui pardonne, elle est aveuglée par l’argent comme je l’étais autrefois. Grâce à Rastignac, je vois désormais la lumière au bout du tunnel.

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