« Je ne l'ai jamais montré à personne, ni même à lui, mais je l'aime. » par Raquel G
D’après L’Etranger, d’A. Camus
Aujourd'hui, le soleil a tapé très fort contre la fenêtre, le chien c'est réveillé comme à son habitude.
Sept heures s'affichent sur le réveil, je décide de me lever. J'arrive dans la salle à manger, le chien gratte la barquette posée au sol, il réclame à boire. Il fait tellement de bruit, je m'énerve peu à peu.
Je me pose sur le sofa, j'allume la télévision, le chien s'approche, monte et se couche près de moi. Le voir coucher ainsi près de moi m'insuporte, ce chien n'a plus toute sa jeunesse et n'est plus aussi résistant.
Il est bientôt l'heure de déjeuner, je chausse mes chaussure, attrape la laisse puis je siffle pour que le chien s'approche. Apres l'avoir attaché, j'ouvre la porte de l'appartement, le chien marche entre mes pieds sur le paillasson, je trébuche sur la laisse. Je me relève et je commence à l'insulter sans m'arrêter.
Je vois le voisin me regarder sur le seuil de sa porte, je fais mine de ne pas l'avoir remarqué, je l'ignore et continue à insulter ce vieux chien.
Les jours défilent, rien ne change, toujours la même routine. Nous sommes samedi, sept heures s'affichent sur le réveil, mais la journée ne commence pas comme à son habitude, bizarre. Je me lève puis m'avance vers le petit coin de la petite pièce où était placée la niche du chien, rien, le chien n’est plus couché, je me retourne vers l'endroit où était posés sa petite barquette, mais elle était pleine comme si elle n'avait pas était touchée. Je fouille alors toute la maison de fond en comble à sa recherche mais rien, il n'y avait que moi.
Le soleil se couche petit à petit, je suis alors rentré après avoir fait le tour du quartier à sa recherche mais toujours aucune nouvelle de lui, je me place alors devant le seuil de l’appartement et je vois le voisin qui m’observe. Je lui demande alors s’il n'aurait pas vu mon animal de compagnie, il m'affirme que non mais qu'il reviendrait tôt ou tard à la maison, je hoche la tête en signe de compréhension et rentre chez moi.
Les jours défilent sans que je ne les voie passer. Sept heures sur le réveil, j'essaie d'entendre quelque chose mais aucun signe de vie dans la maison. Je m'avance et prends une chaise et la place devant cette fameuse niche. Je la regarde et commence à parler seul, je lance des insultes en l'air.
Je me questionne alors et je me dis que j'ai peut-être maltraité ce pauvre Bill durant toutes ces années mais il me manque chaque jour de plus en plus. Je ne l'ai jamais montré à personne, n'y même à lui, mais je l'aime.
Commentaires
Enregistrer un commentaire